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Réinformation – «Plaidoyer» sur la réduction des déficits: François Baroin ment !

1 septembre 2010

Voilà quelques extraits du « plaidoyer » de François Baroin, Ministre du budget, sur le réduction des déficits, paru sur Le Figaro, suivis d’une réinformation en bonne et due forme:

INTERVIEW – François Baroin réaffirme que le retour du déficit public à son niveau d’avant la crise est une priorité absolue.    

[…] La réunion de Brégançon vendredi a fixé le cadre général: les économies sur les niches fiscales et sociales devront atteindre 10 milliards d’euros. Auparavant, François Baroin parlait d’un effort de 8,5 à 10 milliards. Mais la révision de 2,5 % à 2 % de la prévision de croissance pour 2011 oblige à trouver 3 à 3,5 milliards pour tenir le budget. D’où la décision de tailler davantage dans les niches. Bercy compte aussi engranger des recettes supplémentaires en 2010, et notamment 2 milliards grâce à la reprise de l’emploi, comme l’annonce le ministre au Figaro. […]

LE FIGARO. – N’êtes-vous pas en train de préparer un budget de rigueur ?

François BAROIN. -[…] Notre réunion vendredi dernier autour du président de la République et du premier ministre avait pour objectif de faire les choix permettant de réduire la dépense publique dans le but d’atteindre les 6 % de déficit public fin 2011. C’est la pierre angulaire de notre politique. […] La dette et les déficits sont des sujets majeurs de préoccupation des Français, et nous devons leur prouver notre capacité à les réduire, ce qui leur redonnera confiance en l’avenir et les incitera à consommer et à investir en retour.

[…]

Ce qui frappe, c’est l’impression que donne François Baroin d’avoir du mal à trouver des économies. Il y va milliard par milliard comme un retraité ou un ouvrier qui dépense euro par euro. Tout cela n’est que du spectacle, de l’agitation afin de tenter de montrer un brin d’action en matière de déficits publics. En réalité François Baroin ne veut pas frapper fort là où les dépenses sont les plus gigantesques. Prenons quelques exemples: 30,4 milliards d’euros d’économies à faire sur l’immigration, près de 10 milliards d’euros d’économies à faire sur l’Union Européenne, 80 milliards d’euros sur la délinquance. Mr Baroin souhaite économiser 10 milliards d’euros, nous lui proposons 120 milliards d’euros d’économies clés en main ! Par ailleurs puisque Mr Baroin ne veut pas s’attaquer à ces gabegies énormes, cela rectifie son mensonge selon lequel « réduire la dépense publique » serait « la pierre angulaire » de sa politique.

Êtes-vous inquiet pour la notation financière de la France ?

Non. Au cours des deux dernières années, il était vital de soutenir l’activité économique en injectant de la dépense publique. La relance, en France, a été très bien calculée, et j’observe que malgré des déficits importants notre pays continue d’emprunter à des niveaux historiquement bas sur les marchés. C’est le signe que les investisseurs ont confiance en nous. Ils savent que nous avons de grandes ressources à notre disposition telles qu’une épargne parmi les plus élevées en Europe.

[…]

[…]

C’est le plus gros mensonge de cette interview puisque lui-même avait évoqué la perte de cette notation sur Canal+ le 30 mai dernier«L’objectif du maintien de la note AAA est un objectif qui est tendu et qui conditionne pour partie les politiques d’économies que l’on souhaite avoir» avait t’il déclaré.
En mars, Moody’s Investors Service, une agence de notation avait déjà admis que «les notes des grands AAA restent en bonne position, bien que le chemin qui les sépare de la dégradation se soit substantiellement raccourci». Le 17 août dernier, Moody’s Investors Service a encore communiqué sur l’état de la France en affirmant que « les défis liés aux ajustements budgétaires impliquent que le chemin à parcourir avant un abaissement de la note de ces pays s’est encore réduit » même si « pour l’heure la note triple A – la meilleure possible – attribuée à ces pays reste solide et que leurs perspectives sont stables ». En 2009, Fitch prévenait déjà « nous avons des craintes au sujet de la France. Nous voyons une détérioration sensible des déficits fiscaux en France, une certaine pression commence à s’y faire sentir ».
Les relances de Moody’s depuis mars montrent que rien n’est sûr.

[…] Pour réduire les déficits, nous avons décidé d’agir en priorité sur la dépense, ce qui passe notamment par des réformes structurelles. Dans un pays où les dépenses publiques représentent plus de la moitié de la richesse nationale, c’est là que se trouvent les marges de manœuvre conséquentes.

[…] Trouver 10 milliards d’économies sur les 75 milliards de dépenses fiscales et sur les 45 milliards de niches sociales représente un effort substantiel. Mais nécessaire. Pendant des années, les niches ont été le choix de la facilité. On a parfois arrosé le sable.

[…]

[…]

Comment faire pour rembourser la dette de la Sécurité sociale qui s’est creusée pendant la crise ?

Parallèlement aux projets de loi de finances de l’État et de la Sécurité sociale, cet automne, je défendrai un projet de loi organique au Parlement qui définira les modalités de remboursement de 35 milliards de dette de la Sécurité sociale que nous transférerons à la Cades. Cette loi organique propose de rallonger de quatre ans la durée de vie de la Cades, dont la fin est actuellement programmée pour 2021. Nous affecterons aussi 3,2 milliards d’euros de ressources supplémentaires chaque année à la Cades qui seront tirés de la réduction ou de la suppression de certaines niches. Enfin, la Cades bénéficiera de la reprise du Fonds de réserve des retraites dont elle tirera certaines ressources.

[…]

[…]

Encore une fois, on voit que Mr Baroin tente de montrer son action incessante et tonique alors qu’en réalité il n’en est rien comme nous l’avons vu au début de cet article. François Baroin rabote milliard par milliard alors qu’il y a des dizaines de milliards à trouver facilement (immigration, délinquance, Union Européenne, santé, notamment). Mais ces dépenses sont trop importantes pour les technocrates de Bruxelles et le métissage obligatoire de Nicolas Sarközy, quant à la délinquance on se demande bien pourquoi rien n’est fait alors que les situations d’anarchie totale se multiplient tous les mois.

Visiblement, c’est tout le Gouvernement qui a le verbe dur mais la main molle.

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