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Les mystérieuses Ferrari des gitans de Rennaz

17 août 2010

Photo de la "Tribune de Genève", voitures de luxe dans un camp de gitans

Pas de langue de bois, pas de novlangue dans les médias suisses. Quand, en France, les gauchistes s’indignent lorsque l’on parle des grosses voitures des gens du voyage et répondent qu’ils en ont besoin pour tirer leur caravane, en Suisse on ose s’interroger sur les Ferrari garées devant les caravanes de personnes disant vivre « en vendant des tapis, de la peinture, en réparant les chaises et en nettoyant les maisons ». Il est vrai que c’est étrange. Parallèlement, juste après leur installations les cambriolages sont en forte recrudescence. Etrange. Vraiment étrange.  

Extraits d’un article lu sur la Tribune de Genève:

Le patron, ici, c’est Jimmy. Un costaud d’une trentaine d’années, cheveux drus et marcel blanc sur les épaules. Jimmy aime les très belles voitures, mais il n’aime pas en parler. Pas un mot sur la Ferrari qui dort derrière sa caravane. Vu de l’échangeur de l’autoroute à Villeneuve, le parc automobile des gitans a pourtant des allures de Salon de l’auto. Outre deux Ferrari, une rouge et une noire, on aperçoit une Porsche Boxster et plusieurs 4×4 Mercedes: «Comment fait-on pour s’offrir de si belles voitures? Mais on vole, Monsieur!» glisse ironiquement et en aparté un jeune homme. Avant de reprendre, sur un ton plus sérieux: «Non, vous savez, on travaille dur. Entre dix heures et douze heures tous les jours. Et on est tout le temps sur la route, il nous faut de bonnes voitures.»

[…]

[…]

[…]

A cent mètres du camp, derrière un grillage, un long bâtiment gris dresse sa silhouette austère: c’est le centre d’intervention régional de l’Est vaudois, fief des gendarmes de la région. Là-bas aussi, les belles carrosseries des gitans ont tapé dans l’œil des policiers: «Un jour, pendant un orage de grêle, ils se sont dépêchés de déplacer une Ferrari sous le toit du centre d’entretien de l’autoroute, sourit le capitaine Michel Dubuis. A leur arrivée, nous procédons systématiquement à un contrôle des identités et des immatriculations. Sur le plan légal, ces véhicules sont en ordre», assure-t-il.

Dans le coin, on murmure que nombre de ces superbes voitures de sport feraient l’objet de leasing. Et que plusieurs familles réuniraient leurs porte-monnaie pour acquérir les autos les plus onéreuses. Les mauvaises langues, elles, ne se font pas prier pour alimenter les clichés: les Tziganes sont des voleurs et leurs voitures d’origine douteuse. L’allégation fait bondir Jimmy: «Nous sommes des chrétiens évangéliques, très croyants et travailleurs. Notre religion nous interdit de voler, Monsieur ! Les gitans, il y en a des bons et des mauvais.»

[…]

[…] Même quand on est l’heureux propriétaire d’une Ferrari? A l’heure de prendre une photo du camp, un bambin nous glisse que le fameux bolide est justement garé à quelques mètres de là, à l’abri des regards et de l’objectif du photographe. Jimmy le fait taire et nous éconduit. Poliment.

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