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Pays libre: le Japon revoit sa politique migratoire

10 août 2010

On le sait, en France l’immigration est un poids économique considérable. A défaut d’étude menée par le Gouvernement, qui serait obligé d’arrêter l’immigration au vu des résultats, Jean-Paul Gourévitch a estimé la perte annuelle à 30,4 milliards d’euros. Sachant que hors période de crise (2008) le déficit annuel a été de 65,9 milliards d’euros, notre politique migratoire représente 46% du déficit annuel, un véritable gouffre économique, un suicide budgétaire !

Mais la pensée unique n’est pas de mise au Japon où l’intérêt du pays prime avant les considérations philosophiques de certains lobbys de l’antiracisme et de la défense des sans-papiers

(si il y en a au Japon, ce qui n’est même pas sûr).

Extraits d’un article lu sur Le Monde:

[…]

Essentiellement constituée de travailleurs peu qualifiés et de leur famille, la population brésilienne de l’Archipel se concentre dans les grandes cités industrielles: 54 % travaillent en usine (contre 38,9 % des immigrés en général), le plus souvent dans des conditions très précaires.

La plupart sont des nikkeijin, des descendants de Japonais ayant émigré en Amérique du Sud dès 1908. Ils sont venus au Japon en profitant de la révision en 1989 de la loi sur l’immigration, qui leur a permis d’avoir des visas de travail même en l’absence de qualification particulière. La mesure devait compenser la baisse de la population active, amorcée au Japon dans les années 1980. Moins de 4 000 avant 1990, les nikkeijin étaient plus de 310 000 à la fin de 2007. Leur intégration a parfois été difficile, notamment dans les années 1990, ponctuées de troubles sociaux.

Dès le début de la crise de l’automne 2008, les industriels se sont séparés en priorité de cette main-d’oeuvre. Le taux de chômage de la communauté aurait atteint 40 %, contre 5 % avant la crise. L’afflux de ces nouveaux chômeurs, sans qualification et parlant mal le japonais, dans les centres Hello Work de recherche d’emplois a provoqué une certaine panique. Le gouvernement en est même venu à créer un programme d’aide financière au retour. Déjà, 11 300 nikkeijin en auraient profité.

[…]

« La crise a fait prendre conscience de combien coûte le fait d’accepter des travailleurs étrangers d’un point de vue économique et social », a réagi Masahiko Yamada, ministre du travail. […]

[…]

[…]

[…]

[…]

Plus généralement, les débats montrent que le Japon reste réticent à ouvrir ses frontières, et pas seulement pour des raisons économiques. L’image de l’étranger reste plutôt négative dans un pays qui se perçoit comme ethniquement homogène. […]

« Réticent à ouvrir ses frontières » (notez que même frontières fermées, on peut circuler librement, ainsi qu’exporter et librement), « ethniquement homogène », « image de l’étranger négative », voilà peut-être la raison de la différence de qualité de vie entre nos deux pays:

L’insécurité en France vue du Japon

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