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Bertrand Delanoë fait son spectacle dans « Le Monde »

9 juillet 2010

Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, nous a récemment gratifié d’une tribune dans Le Monde, ou en tout cas sur le site du quotidien, où il expose sa vision du moment.
Entre morale façon socialiste, dénonciation de la perte de valeurs (qui repoussent tant les socialistes pourtant), apologie de « l’ouverture », de la « tolérance », la panoplie entière du bon petit soldat PS est présente. Bertrand Delanoë va même jusqu’à dénoncer un climat qui ressemblerait à celui des années 30 (on a compris le parralèle…) et dénoncer le…communautarisme ! Fantastique pour un parti qui a crée puis alimente médiatiquement, moralement, idéologiquement et même financièrement, ce communautarisme !

Le texte n’est pas reproduit dans son intégralité.

Il y a un peu plus de soixante-dix ans, Montherlant publiait un petit livre ardent et lucide,L’Equinoxe de septembre, dans lequel il dénonçait l’esprit de Munich, décrivant l’atmosphère délétère de la France de la fin des années 1930. On y voit s’élever la coalition des égoïsmes, la haine de tous contre tous et la résignation érigée en principe.

Bertrand Delanöe commence en dénonçant un climat qui ressemblerait à celui des années 30. On comprend tout de suite le parralèle avec le débat sur l’identité nationale, la montée du Front National et, en somme, la résurgence du patriotisme que ces socialistes vomissent à longueur de temps tout en allant jouer les faux-cul aux cérémonies en hommage au Général De Gaulle. La France ? BEURK.

En février, un rapport du médiateur de la République décrivait une société « fracturée » et dominée par un état d’esprit « mêlant angoisse et rancœur, prêt à se déverser dans les pires exutoires ». La France semble arriver à un moment où tout ce qui avait forgé son pacte républicain serait en phase de liquidation.

Cette société fracturée est en réalité une société qui ne se reconnait plus unie, qui ne peut pas être unie. C’est une société ce que l’on appelle MULTICULTURELLE. Une société où finalement plusieurs communautés se croisent mais ne se parlent pas, des communautés avec des modes de vie, des coutumes, des pensées, totalement différents. Des communautés incompatibles entre-elles. Alors qu’il y a 40 ans, la France était une société unie.
La faute à qui ? Droite. Gauche. Tous fautifs. La droite pour avoir encouragé une immigration massive arabo-africaine afin de satisfaire le grand patronat pour la main d’oeuvre à bas coût qu’il lui manquait. Et la gauche pour avoir saisi en plus l’opportunité électorale d’une réserve de voix inépuisable fondée sur la satisfaction permanente des désirs de la population d’origine immigrée (contournement de la loi de 1905, financements de « lieux culturels », laxisme judiciaire pour les voyous, angélisme, etc…) et prôné une non-assimilation (qui s’est transformé en non-intégration) par le concept de « droit à la différence ».
La société multiculturelle tant rêvée est là, mais n’a fonctionnée dans aucun pays.

Et notre pays paraît se réfugier dans le repli, comme s’il se détournait de tout ce que l’Histoire lui a légué de plus fécond: l’esprit d’ouverture et la force de la tolérance. Ce qui s’érode aujourd’hui, c’est l’idée même qu’une nation puisse être d’abord une expérience commune. L’expression insidieuse de cet égoïsme triomphant, c’est cette forme collective de l’individualisme qu’on appelle communautarisme.

C’est ce que je disais plus haut. Les communautés ne pouvant vivre ensemble, car opposées en tout point, vivent chacune de leur côté. C’est le communautarisme. Modèle typiquement américain (ce qui rejoint l’américanisation de notre société). Voilà à quoi mène le « droit à la différence ».

Comment en sommes-nous arrivés là ? La vérité est qu’un certain discours s’est répandu, signant un armistice insupportable sur l’essentiel : notre héritage, nos idéaux, notre avenir. Ce discours a atteint son point culminant avec le débat nauséabond sur « l’identité nationale ». Alors se sont libérés tous les effluves du rejet qui nourrit l’envie et la haine. Il y a d’ailleurs quelque chose de désespérant dans ce mode de gouvernance fondé sur la mise sous tension permanente du corps social et l’exploitation des antagonismes.

Renversement des rôles. Selon Bertrand Delanoë, le fait que la société devienne communautariste n’est pas de la faute de ceux qui ont « importé » différentes communautés aux coutumes non-européennes tout en refusant catégoriquement l’obligation d’assimilation des étrangers sous peine de « retomber dans les Heures-Les-Plus-Sombres-De-Notre-Histoire™ », non. C’est de la faute à ceux qui ont toujours dit que ça ne pouvait pas marcher. C’est de la faute aux patriotes soucieux de l’avenir de notre Nation. C’est la grand-mère qui fait trop de bruit en criant parce qu’un voleur vient de lui voler son sac. C’est de notre faute.
PIRE, dit t’il, parler d’identité nationale, de ce qui devrait faire notre unité nationale, est « nauséabond ». Unité nationale ? Nauséabond. Communautarisme ? Egoïsme triomphant. Preuve de socialistes sans convictions. Il va falloir choisir ton camp Bertrand.

La France d’aujourd’hui est un pays où une composante de la population est sans cesse évoquée à travers des étiquettes humiliantes, assimilée à la délinquance, à la polygamie ou à la fraude aux allocations familiales.

Sans cesse ? N’exagérons pas. Il parait quand même logique de dire que la plupart des délinquants, des polygames, des fraudeurs, sont d’origine étrangère. Ce n’est ni de la « haine », ni « stigmatiser », c’est ce que voient les Français régulièrement pour les deux derniers points, et plusieurs fois par jour pour le premier.

Ce pays cabossé, cette société tourneboulée, la gauche doit tenter de les convaincre que des perspectives stimulantes existent. Pour cela, il faut dire la vérité. Et d’abord sur la dramatique situation budgétaire de la France, après qu’un gouvernement ayant acté la « faillite » de nos finances publiques s’est évertué à les dilapider. La vérité, donc : dans notre pays, l’Etat vit six mois de l’année au crédit des générations futures.

Un passage à se tordre de rire quant on sait que d’une part les ouvriers (1er parti ouvrier: Front National) et les classes populaires ne croient plus au Parti Socialiste, déconnecté de la réalité quotidienne, témoins directs de la catastrophe socialiste des années 80 (hausse des salaires nettement ralentie au profit du capital) et d’autre part que les socialistes ont, durant leurs mandats présidentielles, introduit le déficit budgétaire (aucun déficit jusqu’en 1981, date d’accession au pouvoir de François Mitterrand) et multiplié par SIX la dette publique entre 1981 et 1995. Il est donc extraordinaire de voir Bertrand Delanoë donner des leçons à l’UMP.

Dès à présent, gardons-nous de répondre au populisme par la démagogie, fût-elle tonitruante. Faisons la démonstration d’une opposition qui puise dans le sens du collectif la force de défendre ses convictions, comme elle y puisera demain son inspiration pour faire progresser la société tout entière.

Petite pique contre le Front National au début qui, objectivement, est la seule opposition nationale. Il n’y a qu’à voir dans les Conseils Régionaux c’est assez effarant. En effet, dans certains Conseils Régionaux, l’UMP et le PS votent ensemble 95% des propositions de l’une ou l’autre formation. En clair ils réalisent la même politique. Alors pour ce qui est des leçons d’opposition, le Parti Socialiste peut repasser.

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