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FIFA: détournements de fonds, corruption, rétro-commissions, les pourris sont dans la place !

7 juin 2010

Le football, quel beau sport…. La France se retrouve en ces temps de Coupe du Monde, fini les inégalités, fini la pauvreté, fini le racisme, fini le chômage, fini la délinquance, tout le monde s’aime, tout le monde se prend dans les bras. Enfin…ça c’est dans les journaux… Mais en coulisse rien ne se passe comme ça. Entre comptes en Suisse, détournements de fonds, rétro-commissions et votes truqués, la FIFA est un vrai pot-pourri…de pourris !

Extraits d’un article lu chez C’Politic:

Quel plaisir alors de voir mardi soir, le documentaire « du foot et du fric » sur Arte du magazine Thema, un documentaire mené de main de maître par le journaliste d’investigation britannique Andrew Jennings.

[…]

Un documentaire instructif et atterrant à quelques jours de l’ouverture de la prochaine coupe du monde de football que la FIFA organise tous les 4 ans.

Tout a commencé avec la faillite d’une entreprise au nom anodin, ISL, basée en suisse à Zurich, chargée d’assurer les droits marketing et de retransmission télévisuels des Coupes du Monde de Football de 2002 à 2006 par la FIFA.
Auparavant il n’y avait que des doutes, des faisceaux de présomption. Mais quand le liquidateur a dû trouver les créanciers de l’entreprise pour solder les comptes, il s’est aperçu en faisant son audit que des sommes importantes avaient été versées à des hauts dignitaires du foot mondial via des comptes bancaires à l’étranger. De là part véritablement l’enquête d’Andrew Jennings et de ses collègues journalistes d’investigation, espèce en voie de disparition.
Autre but marqué contre son camp, un jour une erreur de virement se produit: au lieu d’être versé dans un paradis fiscal, via une société écran ou une tierce personne, l’argent est viré directement sur le compte de la FIFA. […]

Au fur et à mesure, les enquêteurs découvriront que l’argent était destiné au à l’ancien président de la FIFA, Joao Havelange et que Jean-Marie Weber, vice président d’ISL, un ami proche de l’actuel président de la FIFA, était mêlé jusqu’au cou.
Quels faits leurs sont finalement reprochés ? Des broutilles: détournement, falsification de comptes et escroqueries. Les entreprises du monde entier, multinationales et riches de préférence, tapaient à la porte d’ISL, alors en situation de monopole, pour avoir le droit d’apposer leur logo au côté de la coupe du monde. Gage d’un retour sur investissement (ROI) rapide et énorme.
Pour être assurées d’être choisies par ISL, rien de plus simple que les dessous de tables, réalisés sous forme de sommes forfaitaires, ayant l’apparence de salaires et payés par virement bancaire.
Joao Havelange aurait ainsi perçu notamment un joli pactole de 250 000 francs suisse soit 150 000 euros.

Autre délit financier reproché à la FIFA, son système électoral. Comme dans toutes élections, pour être maintenu dans ses fonctions, le président en place doit s’assurer d’obtenir un maximum de voix sur les 207 nations votantes. Principe imparable: 1 pays, 1 voix.
Les intérêts étant tellement important, les avantages du train de vie étant tellement faramineux, que la tentation est trop belle de s’accoquiner avec des dirigeants de confédération, les corrompre, voire fermer les yeux sur leurs agissements pour conserver leurs votes et ceux de leurs amis.
C’est exactement ce qui est arrivé avec le président de la CONCACAF, équivalent de l’UEFA regroupant le continent nord-américain, d’Amérique centrale et des Caraïbes, avec l’incroyable Jack Warner… et ses 35 voix!
Un ancien employé de la CONCACAF révèle que la FIFA alimente grassement les caisses de la confédération par plusieurs dizaines de millions d’euros. Jack Warner possèdait une entreprise d’agences de voyages, nommée SIMPAUL, qui avait le monopole pour vendre les billets de la coupe du monde à Trinité et Tobago.
Cette agence comme celle de la CONCACAF versaient des rétro-commissions à Jack Warner sous forme de loyers, car le président était tout simplement propriétaire de leurs locaux.

Mais le fait le plus choquant, le plus concret c’est la triche éhontée lors du vote du président de la FIFA en 1998, une année marquante dans le foot français…
Lors de l’élection pour remplacer le corrompu Joao Havelange, les délégués d’Haïti n’ont pu faire le déplacement. Étrangement, ce jour-là, Haïti a bel et bien voté, l’ami de Jack Warner, Neil Ferguson a adossé l’habit des délégués, sans aucun mandat officiel en contradiction totale avec le règlement de la FIFA.
Le plus « drôle », le plus insolite demeure le résultat des votes: Sepp Blatter gagna avec une seule voix d’avance, celle d’Haïti.
On comprend mieux que le parrain du Foot veuille absolument protéger son meilleur allié dans sa conquête et le contrôle de la FIFA. Une protection qui se manifeste concrètement par:
– l’exclusion des journalistes trop gênants pour l’affaire CONCACAF et son arnaque à la billeterie
– le classement de l’affaire dans la commission d’enquête du vote de 1998
– le classement de l’affaire dans les conflits d’intérêts de la SIMPAUL et de la CONCACAF

[…]

Au final, d’après les papiers officiels de l’instruction judiciaire suisse, la FIFA a remboursé les pots de vin que voulait récupérer l’auditeur des comptes. Ce remboursement de 1,5 million d’euros a permis aux responsables corrompus de garder non seulement l’anonymat mais aussi tout leur argent illégalement perçu. Pour une organisation «transparente» et respectueuse des valeurs du Sport, la FIFA donne une toute autre image.

Justement dans un second documentaire Andrew Jennings, le fouille merde britannique anti-corruption, défait point par point les 10 commandements de la FIFA.

Unité

Andrew Jennings a précisé que l’organisation de la FIFA n’avait rien à envier à celle de la Corée du Nord, ou de la Mafia: pas un mot de contestation dans les réunions de travail, versement de 250 000 dollars US aux organisations nationales, un seul patron des patrons, une économie basée sur le racket de tickets et une corruption internationale. Sepp Blatter demeure ainsi plus puissant économiquement parlant que le président d’un gouvernement, plus puissant qu’Obama ou que Medvedev, alors même que la FIFA revendique que la politique doit rester en dehors du sport. Un comble !

Performance

Nul doute que ce mot « performance », la FIFA connaît et maitrise plutôt bien, puisque comme décrit précédemment le plus plus grand trafiquant de tickets demeure, l’ami et le meilleur soutien de Sepp Blatter, Jack Warner. Non seulement il n’a pas eu de sanctions malgré toutes les magouilles perpétrées mais en plus il s’est vu octroyé gracieusement 6000 tickets pour la dernière coupe de monde: bénéfice net 1 million d’euros.
Et lui qui avait promis au joueurs de son pays, les Socca Warriors, une rétribution financière sur les droits TV et le sponsorring, il n’a finalement rien reversé.

Transparence

On ne sait rien sur l’intégralité des commissions, les avantages en natures, les discussions lors des réunions ou le salaire perçu par Sepp Blatter.
Pourtant, les salaires «officiels» de Sarkozy, Merkel, Obama sont connus, mais pas lui, lui semble être au-dessous de tous et de tout le monde.
Aucune commission anti-corruption pour la Coupe du Monde 2010 (ou les autres) malgré les faits déjà prouvés de malversation dans la construction des stades ou la corruption des fonctionnaires locaux.

[Note de La Libre Parole: retrouvez le reste de l’article dont les commandements de la FIFA dans l’article original]

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